MILLE BALAIS DE BOULEAU -  Résidence/Expo /Vidéo - 2025/Picauville


VIDÉO > MILLE BALAIS DE BOULEAU - Résidence/Expo - 2025/Picauville


AL VERDE (VIDÉO 2024)

CRUDITÉ (VIDÉO 2023) 

EAU (VIDÉO 2024)

TROIS TRAITS (VIDÉO 2024) / Collaboration :  Irène Puglisi & Martin Langinieux

POIREAU (2025)

SÈVE SANG ( roseau, berce commune - 2025)

FARINE ŒUFS (2025)

PAILLE CHARBON FARINE PINES DE PIN CAROTTES (2023)

MAGNIOLA ROSEAU (2024)

MAÏS (2024)

  Art digital

"MÉMOIRES URBAINES " Expo virtuelle de douze œuvres digitales et photographies de rue (2015 - 2022) 

  • Textes

    Je travaille entre Paris et Pontremoli en Italie et depuis 2023, après une longue période de production 100% digitale, j’expérimente l’art frugal en proposant de faire dialoguer : le digital et le végétal, l’abondance et la sobriété, le virtuel et le réel, la matière avec l’immatériel, la mobilité et l’immobilité, la mortalité et l’immortalité, la pérennité et la fugacité, les temps primitifs et notre époque et les flux d’énergie qui traversent les machines, les espaces et les organismes vivants.


    Formellement, la ligne droite est un motif récurrent que j’utilise dans mon travail. Non pas que la droiture me plaise ou me déplaise mais plutôt parce qu’elle symbolise la rationalité de l’ingénierie des productions humaines, à l’image des briques.


    Je ne tente donc pas d’imiter la nature, formellement plus organique et dans laquelle l’angle droit parfait n’existe pas, mais plutôt de dialoguer avec elle en tant que producteur d’artéfacts.


    Venant du design d’objet et de l’art digital, je me suis aussi questionné sur la manière dont je produis mes oeuvres. L’appellation «art frugal» traduit donc ma volonté de produire mes créations avec plus de sobriété (outil, matériel, énergie).

     

    Il existe une continuité dans mon travail artistique puisque le digital reste présent, nourri par l’esprit du language informatique et du pixel. 



    TYPOESIAH (2023)


    L'idée première était de pouvoir écrire frugalement avec des petits morceaux de bois ramassés au sol et de les casser à la main pour pouvoir ensuite composer des mots ou des phrases fugaces par terre.


    La deuxième idée était de m'inspirer du langage informatique binaire pour faire dialoguer ces deux écosystèmes, le végétal et le digital. 



    MILLE BALAIS DE BOULEAU (2025)


    Cette œuvre "Mille balais de bouleau" fait référence à l’ouvrage de René Leconte  « Picauville d’hier à aujourd’hui », écrit en 2020 : « (...) le métier de vannier et de marchand de balais dont il se vendait 1000 exemplaires  chaque semaine sur le marché de Carentan dans les années 1920 »


    Si vous le souhaitez, vous pouvez tenter de décrypter les quelques mots inscrits dans cette œuvre en lien avec l’histoire de l’artisanat local.


    Le fond du tableau est constitué de sable de schiste de la région et les troncs de bouleau et de saule, coupés à même la lande, ont été peints à la chaux sur place.


    Le sable de schiste a été digéré par la terre et les troncs de bois ainsi que leurs tiges métalliques ont été recyclées par les Services Techniques de la commune. 


    Cette œuvre a été réalisée et exposée, avec 10 autres œuvres, dans le cadre de l’exposition “Sur le sentier des potiers” l’été 2025, dans la lande de Mortefemme à Vindefontaine.


    Une initiative portée par la nouvelle commune de Picauville en collaboration avec ses habitants bénévoles et ses services techniques. En savoir plus sur l’exposition : www.picauville.fr 



    AL VERDE (2024)


    Deux mots fait de brindilles collées au miel sur une pierre blanche dans le lit de l’eau du torrent Al verde qui traverse la ville toscane de Pontremoli. 


    Le texte comme prétexte...Il y a là, dans ce dispositif, un dialogue entre le sensible et le rationnel, entre la pérennité et la

    fugacité...chaque jour, le matin, le soir, dans la nuit, dans la pluie et le vent, ces deux mots se disloquent et disparaissent peu à peu jusqu’à ne plus laisser d’écritures et de traces. 


    "Je ne l’ai pas vu, mais je soupçonne aussi que quelques hérons blancs ou cendrés, habitant du fleuve Magra et de son torrent le Verde, sont venus eux aussi décomposer les mots avec leurs becs..." 



    EAU (2024 )

    Même principe que la vidéo "AL VERDE"



    CRUDITÉ (2024)


    En lien avec la vidéo "Crudité", ce texte est le décodage du texte écrit avec la Typoesiah sur l’affiche Post on  qui était exposée au centre de Pontremoli  en Italie (voir "Galerie").


    Sa pelure noire,

    épaisse et rugueuse,

    tranche sur ma peau

    fine et laiteuse.

    Sa chaire blanche,

    crue et veineuse,

    pique mes muqueuses

    molles et visqueuses. 



    TROIS TRAITS (2024)

    Irène Puglisi et Martin Langinieux.


    Nous nous sommes rencontrés, Irène Puglisi et moi, à Pontremoli lors de l’une des manifestations précédentes de la mostra «Oscillazioni» et je lui ai proposé d’unir nos univers artistiques en réalisant cette performance vidéo.


    Parole d'Irène : 


    Pour moi, la vie urbaine est un moyen de trouver de la beauté dans tous les éléments que je vois tous les jours et que je considère esthétiquement irréel. Dans cette idée, je travaille avec les plaques de gaz urbaines, symbole de stabilité et de durée dans le temps. Dans mon travail, la couleur Il est très importante ainsi que les  textures de ces l'éléments, car il y a comme une radiographie qui me permet de voir en profondeur. Trois lignes qui permettent de restituer l'alternance du plein et du vide, de la vie et de la mort. Un caleidoscope pour étudier ce que sont trois lignes, comment elles sont séparées et à la fois unies. Parfois, elles sont très éloignées dans l’espace et le temps, hors de tout contexte.


    Trois lignes qui rappellent les rails d'un train, qui ne semble avoir ni début ni fin et sans jamais rejoindre. Elle restent en place en créant la symbolique d'une forme de confrontation.


    Parole de Martin : 


    Pour moi, la ligne droite est un élément très important dans mon travail artistique. C'est un signe qui symbolise l'ingénierie humaine tels les briques permettant de construire un bâtiment.


    Ces trois lignes définies par trois barres de fer, semblant insignifiantes, ont été crées pour résoudre une fonction spécifique dans l'écosystème d'une ville.


    Et comme une ville, chaque œuvre à ses propres processus de production. Dans cette vidéo, je voulais travailler avec un artiste mais aussi avec les habitants et les passants de cette rue pour participer à l'impression de ces trois bandes blanches sur ce tissus rouge.


    Une vidéo qui rélève notre lien fort avec le sol, et comme Irène, j'aime voir dans les choses insignifiantes la complexité et la poésie qui peuvent émaner de ce qui nous entoure ».



    TABLEAUX VÉGÉTAUX (2023-2024)


    "Faire avec peu, avec ce que j'ai sous la main et avec mes mains, par exemple avec des pelures de légumes, des feuilles, de la farine, un cutter, des ciseaux avec cette question que je me pose, en tant qu'artiste, de la manière dont je produis mes œuvres tout comme la façon que j'ai de consommer en tant que citoyen. Les œuvres végétales présentées sont constituées de poireaux, radis, concombres, navets, feuilles de magniola, maïs, figues, etc".



    ART DIGITAL


    Mémoires urbaines (2015 - 2022)


    "Pour la réaliser cette série,  j'ai photographié de la matière urbaine : des affiches, journaux et autres déchets urbains produits par l'homme et se trouvant en état de décomposition dans mon quartier à Paris.


     Puis, avec mes outils de mon ordinateur, j'ai continué à décomposer cette matière jusqu'à la recomposer et la figer.


    J'ai ensuite réalisé un reportage en photographiant les murs de mon quartier à Paris pour exposer ensuite virtuellement ces fresques numériques. 


     Les images ainsi recomposées n'ont presque plus rien à voir avec les images initiales, mais, une fois figées, je n'oublie pas leurs vies passée, leurs métamorphoses au gré des aléas météorologiques ou technologiques. Je n’oublie pas non plus les gens qui ont conçus ces matières urbaines et ceux qui les ont regardées ou utilisées".

Galerie

Expos

EXPO RANDO LAND ART - Été 2025

"Mille balais de bouleau" (Vindefontaine - Normandie - France)

MOSTRA VIDEOSCILLAZIONI - Été 2024

"Arte frugale" (Pontremoli - Italia)


RESIDENCE DE TRAVAIL À LA GÉNÉRALE  - Printemps 2024

 "Expérimenter l'art furgal" - (Paris, IFrance)

MOSTRA OSCILLAZIONI - Été 2023

 "Decomposizione" - (Pontremoli, Italia)

Martin Langinieux (M_x)

(Depuis 2023, Martin Langinieux, après une longue période de production 100% digitale, expérimente l'art frugal. Une nouvelle approche qui  traduit sa volonté de produire ces créations avec sobriété (outil, materiel, énergie) en faisant dialoguer le digital et le végétal. Il n’a jamais voulu se consacrer à un seul art : son parcours non linéaire et son esprit de recherche lui font explorer des univers contrastés, du design de mobilier au graphisme, de la peinture à la photographie. Artiste  travaillant entre Paris et Pontremoli. Formé à l’Académie Charpentier et à l’Ecole de Création de Mobilier (ECM) à Paris.